Dessin: Yvan Kermor (vers 1920)
Intéressante variante du fantasme de la soubrette. Ici ce n’est pas elle qui reçoit, mais qui inflige. Situation autrement troublante pour certaines personnes. Je ne suis pas insensible à cette constellation. Moins dans la perspective de subir la punition, mais dans l’optique d’une personne qui s’occupe de mon bien-être sur tout point de vu. Bon, cela reste du pur fantasme…qui me plairait plus à développer dans un livre coquin que de le vivre réellement. Sujet psychologiquement trop complexe pour en faire seulement un petit post. Sujet aussi, qui ouvre entre autres, grand la porte sur des thématiques qui abordent des notions comme obéissance et dépendance.
Pour aujourd’hui je me contenterai d’une petite réflexion sur mon ressentir quand je m’habille en soubrette à la maison. Monsieur adore me voir ainsi. Et à vrai dire moi aussi.
Je vois moins un rapport avec un comportement de soumission, mais avec le fait de me vêtir d’une manière « inspirante » à regarder. Je raffole de porter des vêtements qui sont riches en sous-entendu. Ce qui me séduit dans une tenue de soubrette, c’est avant tout son esthétisme austère. Je peux me regarder pendant très longtemps dans des telles tenues devant une glace. C’est du fétichisme à l’état pur.
J’aimerais indiquer un petit détail psychologique sur les différents fantasmes de la soubrette. En fait il existe deux variantes majeures à ma connaissance.
L’une puise son émoustillement dans le fait de se conformer à des règles, éditées par une autre personne. Pour avoir une idée plus précise d’éventuels sous-entendus il suffit par exemple de regarder le mot « règles » aussi dans le sens qui concerne une femme. Ce fantasme peut alors indiquer un rapport particulier avec la féminité.
L’autre variante consiste dans le désir d’offrir (ou de vendre) son corps à son « employeur ». C’est celle qui s’utilise dans la plupart de romans érotiques.
Appliquée sur la fessée cela peut donner les constellations suivantes : Tandis que la soubrette du premier fantasme semble aspirer à la fessée punitive, « austère et sans chichi » pour fautes commises, la deuxième pencherait plutôt pour une disons « fessée vicelarde avec tripotage intensif ».
Il existe des fantasmes complémentaires chez les messieurs.
Cette distinction est abordée à la merveille dans un récit d’un auteur anonyme que j’ai publié, il y a quelque temps. Notamment dans ce chapitre :
http://isabelle-183.blogspot.com/2009/05/639-petit-feuilleton-fessee-tres.html
Inutile de dire que les deux versions peuvent se chevaucher. Selon « l’humeur du jour ». Mais il me parait important que le monsieur saisisse bien le fantasme exact de la dame. Au risque de la froisser quand il n’y a pas concordance.
Un petit clin d’œil sous forme d’un jeu amusant, pour ceux qui aiment les jeux de soubrette et qui hésitent sur une tenue adéquate :
http://www.xitigames.com/game/981/French-Maid.html

